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 Back at home... [PV Saika] ¦ FB

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▪ KazeNiban ▪
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MessageSujet: Back at home... [PV Saika] ¦ FB   Dim 12 Juin - 7:17

    Non ! Non ! Non ! Par pitié ! Pourquoi ? Pourquoi était-il donc venu ? Ce n'était pas sa place. Il le savait...oui, maintenant, devant l'acte, il le savait ! Dire qu'il s’était cru fort. Lui qui avait tant espéré…il n’était pas prêt. Il aurait du s’en apercevoir aux portes de cette nouvelle vie. Oh qu’il était brave ce Nikkou d’ainsi entrer dans cette cité des plaisirs, son esprit plein des rêves et des attentes juvéniles d’un enfant mal aimé, à l’histoire tragique. Qu’il était fort ce Nikkou qui avait bravé ses peurs et les jugements. Oui, comme il aurait voulu être ainsi…mais il n’en était rien.

    Devant les autres, en bonne compagnie, il faisait toujours bonne figure. Un masque pour les autres et pour lui-même, ce sourire qu’il affichait était sa force et son courage. Un simple déguisement transparent, à deux doigts de se rompre, mais qui tenait et le leurrait lui-même. La Kazekage à ses côtés, il avait assuré, comme à l’accoutumée. Mais ce n’était encore une fois qu’une image de lui-même, une fade et orgueilleuse illusion qu’il projetait à la ronde. Le vrai Nikkou, être non seulement de chair et de sang, était bien plus complexe que cet apollon stéréotypé qui s’était fondu dans la masse. Plus sombre, emprunt aux terribles conflits de son être, dépassé par la propre portée de ses sentiments….non, il n’avait rien à faire avec cet homme qui était entré dans Suna, bravant les tourments qui l’avaient assaillis toute une vie durant. Le vrai Nikkou, cet enfant qui s’était enfuit et qui aujourd’hui encore aurait voulu détourné les yeux, ne pouvait supporter une telle scène. Cet appartement. Ces souvenirs…Une vie de misère et de drames. Des souvenirs enfouis, sombres et malheureux qu’il avait fuit. Ce parquet. Cette armoire. Ce lit ! Des réminiscences du passé le submergeaient déjà, l’écoeurant de leur odeur pestiféré...Et aussitôt, la nausée lui vint. Comment avait-il pu se leurrer d’une telle manière ? N’avait-il pas dépassé depuis longtemps les rêves puérils d’un monde en harmonie ? Ses voyages autour du monde ne lui avait-il donc rien appris sur lui-même ? Il n’y était pas prêt…il aurait du le savoir. Vagabondant depuis une éternité, il n’avait jamais réellement cherché…mais plutôt fui. À vive allure, plus vite que son passé qui tentait de le rattraper, il avait fui des années durant cette scène qui aujourd’hui s’offrait devant lui.

    À l’entrée de sa chambre, dans l’encadrement de la porte alors que la lueur diaphane effleurait délicatement sa peau d’un mât toujours clair, il restait immobile. Tant de souvenirs…qu’il avait tenté d’oublié. Une époque malheureuse, parsemée de quelques épisodes heureux, mais qui avait été complètement détruite, réduit à l’état d’un chaos qui désormais s’était installé dans son être lui-même. Les nuits qui le tourmentaient lui revenait, des années plus tard. Ces moments où il n’en pouvait plus et où, seul comme en ce jour, il n’avait plus personne devant qui faire semblant. Les mêmes instants qu’aujourd’hui, la même histoire…toujours. Sans fin, elle le rattrapait sans cesse, peu importe où il tentait de fuir. Peu importe qui il rencontrait, le problème c’était d’être seul avec lui-même. Devant la vérité de son âme, devant la tragédie de son histoire…il ne pouvait que s’effondre. Cette faiblesse…c’est se faire face à lui-même dont il était incapable et pourquoi il avait tant tardé à rejoindre Suna Gakure, qui pourtant l’appelait depuis des lunes désormais.

    Contemplant sa chambre dans une transe intemporelle, il restait immobile sans jamais quitter des yeux le lieu de ses tourments. Dans des spasmes sporadiques, le souvenir de cris douloureux lui revenait en mémoire. Sa respiration accélérant jusqu’à l’halètement, il revoyait les larmes de son enfance, suivies par celles de son adolescence, s’écraser sur le carrelage de sa chambre. Et alors que son cœur se serrait sous l’impression passé de se faire écrasé, il reprenait conscience de ce qu’il avait fuit pendant des années. La peur…de lui-même, de sa vie, de son destin. Cette peur, toujours la même…peu importe le temps qui filait. Non pitié ! Il devait partir ! Vite…se retourner. Oublié cet épisode et fuir. Fuir. FFFFFUUUUUUUIIIIIIIRRRRRRR !!!!!!!!!!!!


      « Ahh…c’est donc toi que je dois remercier pour avoir si bien entretenu mes affaires ? »


    Et encore une fois il fuyait. Derrière ce sourire, toujours le même. Le même que devant la Kage. Le même qu’il y a 3 ans…celui qu’il avait affiché devant la dépouille de son père. Celui-là même avec lequel il s’était berné. Enfouissant dans les profondeurs obscures de son être les tourments qui l’avaient ramené à la réalité, il affichait en contrepartie ce sourire débordant d’assurance. C’était ce dont il avait besoin…une porte de sortie. Quelqu’un, oui enfin ! Quelqu’un pour qu’il ne soit pas seul…avec lui-même.


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Dernière édition par Nikkou Makkura le Sam 18 Juin - 6:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back at home... [PV Saika] ¦ FB   Dim 12 Juin - 22:01

« La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse. » La femme est un être ambigu et incertain, impossible à cerner pour beaucoup de monde. Saika était sans nul doute un individu énigmatique à elle seule. Que diable pouvait-il se cacher derrière cette plastique parfaite ? Une arriérée ? Une sainte ? Un diable ? Des tourments … Sa façon de penser donnait parfois l’impression qu’elle supportait le poids du monde sur ses épaules, alors qu’au final, il ne s’agissait là que des responsabilités et des devoirs qui lui incombaient. Et s’occuper des restes de ce que fut autrefois l’univers de Nikkou, elle s’en octroya le droit.

Dialoguer avec un fantôme, avec l’essence d’une vie passée. Voilà à quoi se résumait une partie de son quotidien. Hantée par une présence, par des souvenirs, une fraction de son être restait enchaînée au passé alors que l’autre s’élançait tête baissée vers l’avenir. Chaque fois devait être la dernière, mais toujours, elle recommençait, incapable d’écouter les stupides conseils que les autres lui donnaient, incapable de s’éloigner de ce garçon qui lui avait volé le cœur sans même le savoir. Tel un rituel, elle venait, chaque semaine, s’occuper de ce pauvre appartement esseulé. Peu importe le vent, la pluie. Peu importe qu’elle soit souffrante. Elle venait. Saika égaillait, l’espace d’une journée, cet appartement ayant été, elle n’en doutait pas, le malheureux témoin d’un lot probablement lourd de souffrances … L’enfance que Nikkou avait pu voir, ne s’en tenait pour Saika, qu’à ce qu’il avait bien voulu lui raconter, et à ce que son imagination lui laissait penser. Même si elle avait toujours désiré le meilleur lui, elle ne parvenait pas à lui imaginer une enfance sans tristesse. Malgré ce qu’il pouvait laisser croire parfois, Saika ne cessa jamais de penser que Nikkou était un être plein de peines et de douleurs, voire bien plus encore. Alors … Même s’il n’était plus là pour le savoir, elle s’occupait de lui, indéniablement. Cela avait commencé avec le désir d’empêcher la poussière se reposer sur ses meubles. Elle astiquait le sol, nettoyait le moindre millimètre carré de cet appartement. Puis, elle finit par le juger trop impersonnel. Ainsi, elle se mit à ramener quelques souvenirs communs, quelques babioles venant de chez elle, ou de chez le marchand du coin. En trois ans, elle ne s’était jamais permise de fouiller quoique ce soit. L’appartement de Nikkou se tapissait alors de vie, loin du veuvage dans lequel l’avait abandonné son propriétaire. Des photos en rapport avec l’équipe, avec des amis du village, de récompenses reçues. Ou la subite lubie de repeindre la cuisine en vert, histoire d’y apporter de la couleur. Saika faisait toujours en sorte de rendre cet endroit plus accueillant et chaleureux. Si Nikkou revenait un jour, il n’aurait plus jamais envie de partir. Et s’il se plaignait, tant pis ! Alors elle recommencerait, mais cette fois-là, Nikkou l’y aiderait, comme ça, il n’aurait plus la possibilité de se plaindre.

Ce jour-là n’avait rien de plus qu’un autre. Telles des piqûres douloureuses, les drames étaient là pour lui ramener les pieds sur Terre, l’empêchant de trop s’envoler dans les limbes de son esprit, dans un monde où il n’y avait pas de guerre, dans un monde où Nikkou n’était jamais parti, dans un monde où Nikkou était heureux, dans un monde où Nikkou n’était jamais parti. Malgré les pertes, les entraînements de l’ANBU étaient toujours présents. Saika travaillait dur pour devenir meilleure, pour sauver plus de vies, pour préserver les cœurs de jeunes enfants loin d’être prêts à endurer la souffrance. Saika se pliait en quatre pour contenter le plus de monde possible. Ce jour-là encore, après son entraînement matinal, elle était partie aider le tailleur dans la confection de kimonos, avant d’apporter des rations de ramens au restaurant du coin. Puis, elle partit raconter quelques histoires farfelues à quelques vieillards autour d’un saké, avant d’aller rigoler avec les petits de l’Académie. Saika était partout à la fois, trouvait toujours du temps pour les autres. Avec les airs qu’elle se donnait, personne ne s’en rendait compte, mais Saika aussi pouvait être fatiguée parfois. Mais malgré cela, elle continuait. Être cette épaule sur laquelle se reposer ne la dérangeait pas, puisqu’au final, cela lui permettait d’arrêter de penser. Ou de trop réfléchir. Dans toute son agitation, elle ne fit pas vraiment attention aux quelques personnes qui se retournaient sur son passage, comme s’ils savaient quelque chose à son propos mais dont elle ne semblait ne pas être au courant. Tant pis. Tant pis. Loin de tout cela, Saika partit acheter des tournesols chez la fleuriste, avant de partir, comme toujours, faire un tour chez Nikkou, espérant qu’une tornade n’était pas passée dans la nuit pour mettre du désordre.

Calme, vêtue d’un kimono fleuri, elle entra chez son éternel ami, s’attendant, comme à son habitude à être seule. Elle mit les tournesols dans un vase, et le posa simplement sur un buffet dans le salon, fière de sa petite décoration passagère. Cependant, Saika finit par trouver quelque chose de différent à la pièce. Quelque chose n’était pas comme d’habitude. Rien n’avait bougé. Tout était à sa place. Ce n’était pas ça. Il y avait quelqu’un. Silencieusement, elle avança dans l’appartement, aux aguets, se préparant à sentir le ciel lui tomber sur la tête. Alors qu’elle se dirigeait vers la salle de bain, elle fut surprise de croiser un homme, de dos, debout dans l’encadrement de la chambre. Il la dépassait de quelques centimètres, avait le teint mâte et des cheveux de jais. Saika se figea. Elle contempla ce dos, cette silhouette qui lui disait clairement quelque chose.

Déjà, elle savait.

Mais elle refusa d’y croire.

Elle desserra l’étau de ses poings, et reprit son calme. Ce devait être encore une mauvaise blague. Une très mauvaise blague, et de mauvais goût. Mais elle ne fit rien. Elle resta stoïque, attendant simplement que le « il » daigne se retourner. Saika plissa les yeux. Elle n’était pas assez proche pour en être certaine, mais cet homme semblait être pris de tremblements. Spasmes, même. Mais Saika n’en fit rien. Les gens savaient très bien jouer la comédie dans ce village, elle en avait même fait plusieurs fois les frais.


« Ahh…c’est donc toi que je dois remercier pour avoir si bien entretenu mes affaires ? »

La phrase lui parut comme dénuée de sens. Ce serait mentir que d’affirmer que revoir ce visage ne l’avait pas perturbée. Elle qui s’était soit disant refroidie. Elle qui avait soit disant repris courage après cette période de dépression qu’elle voudrait oublier. Et c’était justement parce que cette mauvaise passe lui restait en mémoire que Saika se souvenait aussi de la manière dont elle avait redressé la barre. Grâce à l’intervention bénéfique, quoique violente, d’une Daiya excédée. Quoiqu’il en soit, ce souvenir remis en place les idées de Saika. Elle qui était apparue comme étonnée, reprit bien vite son aplomb, affichant même un soupçon de colère.

« C’est tout ce que tu as trouvé à dire après tout ce temps ? Mais c’est bon, j’ai compris la leçon, arrête ton petit jeu. Ce n’est vraiment pas marrant. J’avoue que c’est plus réussi que la dernière fois, je te félicite. A moins que cette fois-ci, ce soit Kurohime-sensei que j’aie en face de moi ! Vous vous y mettez tous ma parole … Laissez-le là où il est voulez-vous. »

Saika se détourna de cette vue assez gênante, et partit dans la cuisine, à la recherche certainement d’un petit remontant suite à cette vision déstabilisante.

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▪ KazeNiban ▪
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MessageSujet: Re: Back at home... [PV Saika] ¦ FB   Dim 19 Juin - 5:40

    Derrière ce déguisement usuel, Nikkou pouvait enfin délaisser les tourments d’une vie passée. Plus familier que sa véritable nature, ce sourire d’une perfection éclatante le dissimulait tout autant à ce monde qu’il ne dissimulait la gangrène qui rongeait son être. Réconfortant, adoucissant, abrutissant…il s’y cachait avec une joie perverse, son cœur battant à la chamade alors qu’enfin il pouvait s’enfuir de sa propre personne. Confortable et adoucissant, Nikkou en savourait la caresse désaltérante alors qu’imperceptiblement, son souffle s’accélérait sous la joie éprouvée. Drogue émotive, ce sourire lui permettait de se libérer des chaînes de tourments qui le liaient encore à cette chambre insipide. En l’arborant, le monde entier semblait se plier à sa bonhommie. Changeant du tout au tout, l’atroce réalité disparaissait derrière les rivages de la plénitude alors qu’il savourait avec désaltération l’oubli, l’ignorance et la simplicité. Rêve éternel, cette ignorance n’était pourtant accessible que par l’illusion et la tromperie. Une simple fabulation créée de toute pièce afin de cacher derrière un miroir ce qu’il était véritablement. Un miroir, froid et insipide. Sans vie, sans volonté propre…la simple réflexion du monde que chacun désirait voir ! Ultime frontière entre Nikkou et la réalité, il offrait par l’entremise de ce sourire la quiétude et la joie que tous désirait trouvé ici bas…et pour lui, lui qui plus que personne avait besoin d’un appui, il y trouvait enfin la vie désirée. Un endroit, un moment, un infime instant où enfin il serait heureux…

    …et pourtant, malgré ces années entières à le parfaire, le miroir se brisa. Fracassé, il s’émietta sous les yeux apeurés du Shinobi aux cheveux de jais. Alarmé, Nikkou se figea sous la scène qui se déroulait sous yeux, tournant d’une nouvelle vie…qu’il se savait incapable d’affronter. Alors qu’il prenait enfin conscience de qui était celle qui se dressait devant lui, il savait qu’à jamais cette illusion perverse, cette drogue facilitante, ce sourire…il savait qu’il disparaîtrait. Dans les abîmes de l’innocence, il se détacherait à jamais de son visage peu importe ses efforts pour le reconstruire. Obnubilé par la fuite devant sa propre tragédie, il avait accueillit à bras ouverts la porte de sortie, s’y jetant avec la hargne du désespoir, retrouvant ce sourire qui si souvent l’avait sorti du vide…mais dans cet élan impulsif, il n’avait pas même reconnu l’effluve de ce parfum. Chantant et dansant dans les airs, l’odeur des fleurs du désert lui revenait avec une ribambelle de souvenirs alors que ses yeux se posaient sur ce qu’il avait toujours remarqué en premier chez son interlocutrice…soleil éblouissant, cette chevelure cascadante l’enivrait déjà de sa splendeur. Réchauffant son cœur, le miroir fondait sous la force des souvenirs évoqués. D’une beauté exquise, cette chevelure avait toujours été le symbole de la femme qu’il représentait. Promesse d’un jour ensoleillé malgré les ténèbres, elle dispersait les nuages d’une vie incertaine pour n’offrir que beauté et prospérité au jour nouveau. Trop pressé de s’enfuir de ses propres souvenirs, il s’était jeté dans l’ouverture qu’un intervenant lui offrait…sans en mesurer les véritables conséquences, celles qui désormais se déroulaient devant lui avec une lucidité incroyable.

    Immobile, il la fixa en perdant sa contenance. Alors que son regard se posait sur les traits minutieux et durcis de la femme, il se complaisait dans l’admiration de cet air frais et enthousiaste qui l’avait toujours siée…même dans une telle situation. Son écoute fermée à tout autre son que le battement de son cœur, qui accélérait sans cesse devant la vue de la jeune femme, quelques brides du discours de la jeune femme lui effleura l’esprit, sans jamais le déranger dans sa contemplation. La détaillant dans toute sa splendeur, il admirait la femme qu’elle était devenu. De sa franchise volubile à son corps gracieux, l’image de la fameuse Hi no Tenshi, l’Ange du Soleil, s’imposa avec force à sa réalité. Emplissant la pièce de sa prestance, la jeune femme aux cheveux de flamme délesta Nikkou de ses tourments un instant, ne lui communiant que la chaleur des heureux moments…avant de partir dans un bruissement de tissus. Nikkou, penaud, resta stoïque un moment. Seul dans sa chambre, il la vit partir ne gardant en mémoire que le pan de ce Kimono fleurit, véritable gaieté dans cet appartement de misère où, des années plutôt, Nikkou avait tout abandonné.

    Posant son regard sur ce qui l'entourait, immédiatement la présence de sa douce amie lui serra le coeur. Ces meubles d'un bois simple, terne et dégrisé avaient été un instant illuminé par la présence de Saika...et désormais, alors que Nikkou se retrouvait seul sur ce parquet de terre insipide, il se sentait étouffé. La solitude et l'oppression le pognait à la gorger, le ramenant à ce qu'avait été la vie durant laquelle cette apparition avait désertée sa vie. Cette époque qu'il avait fui, ces moments d'introspection et de réalisation qui l'avait conduit à ne jamais resté au même endroit, afin de ne jamais le voir déteindre. Des années durant il avait fuit l'ennui et les tourments de la vie...sans jamais comprendre que le manque qu'il y ressentait était issu de ses origines. Sa quête avait et serait toujours peine perdue. Jamais il ne trouverait ailleurs ce dont il avait besoin pour se sentir vivant...non ailleurs il ne le trouverait jamais, puisque la réponse était à la source de son questionnement.

    Et dans cet extrême moment de lucidité, son regard porté vers les quelques réminiscence que Saika avait laissé sur son passage, il senti le courage renfloué ses veines. En voyant la beauté que le monde avait à offrir en contraste avec le morne et accablante réalité qu'il supportait, le désir de vivre lui revint. Saisissant, poignant, déchirant...dans un éclair la vitalité déchira son être, lui faisant prendre conscience de maux qui depuis si longtemps le tourmentaient. Crispé sous l'émotion, c'est dans un spasme de détresse qu'il s'exprima.

      « Attends ! »


    Franc et honnête, ce petit cri perça le blocage émotionnel du Shinobi. Se précipitant dans le bruissement de son éternel kimono noir, il franchit les quelques mètres qui le séparait de la cuisine où s’était enfuie Saika. Alarmé, le souffle court, il posa une main sur l’embrasure de la porte avant de la franchir, conscient que les prochains gestes marqueraient le tournant d’une toute nouvelle vie. Jetant un bref coup d’œil derrière lui, il délaissait à jamais cette chambre hantée par les maux qu’il n’avait jamais pu guérir…pour avancer vers l’avenir. Sa main lâchant avec une quiétude silencieuse le poids de l’encadrement de la porte, il laissa tomber ses bras à ses côtés pour franchir la porte. Son cœur rompant la chamade, il marcha quelques pas dans le corridor, le claquement sec de ses sandales contre le bois franc se répercutant dans le couloir. Une main appuyée au mur, il la laissait parcourir avec insistance le bois sec qui le composait. S’y agrippant, il tâtait la réalité de cette image qu’il croyait à moitié perdu. Appui à son courage inusité, la solidité de ce mur le ramenait peu à peu à la raison, à ses racines.

      « Saika ! C’est moi...je suis revenu. »


    Assourdie, la voix de Nikkou trancha le silence de la maison dans un murmure de détresse. Accumulation d’années de désespoir, le premier appel de détresse depuis des années était lancé. Ignorant sa propre condition des années durant, sous ce toit il ne pouvait plus s’en cacher…et surtout pas devant Saika. Après tout, n’était-il pas revenu à Suna pour entamer une nouvelle vie ? Une nouvelle vie...qui en réalité n'était que sa quête désespérée lui avait retiré. Des années à courir les plus grandes aventures, tout ça pour retrouver ce qu'il avait perdu en chemin...et pour le retrouver ici, à Suna.

      « Je veux retrouvé ce que j'ai perdu...et toi, toi plus quiconque, peut m'y aider. Je suis et serai toujours Nikkou de Suna Gakure, peu importe le nom que j'arbore désormais. Je n''ai besoin que de me souvenir de ce que c'est...d'accepter qui et ce que nous sommes. »


    Et sur ces mots, Nikkou ajouta un infime sourire. Différent de tout ce qu'il avait été par le passé, ce minuscule sourire, presque gêné, était plein d'une honnêteté et d'une transparence qui avait disparues depuis longtemps chez Nikkou. L'innocence et la franchise qui aurait été sienne, si seulement le Destin ne l'avait pas entraîné dans les noirceurs du monde Shinobi. La vérité qu'il aurait du toujours affiché, sa véritable nature en pleine éclosion...qui ne demandait qu'un léger appui pour que le Nikkou qui avait refusé avec noblesse les arts de la guerre ne revienne. Et pourtant, dans un murmure sourd et ténébreux, la présence de son pouvoir lui revenait en tête alors qu'il contemplait Saika dans toute sa luminescence. Était-il vraiment possible qu'il ne retrouve ce moi-perdu ? Dans une promesse de déchéance et de chaos, son pouvoir le ramenait à la réalité, lui montrait qu'il ne serait plus jamais un être de lumière, mais qu'il serait condamné aux ténèbres. Pincement au coeur, Nikkou essayait pourtant de repousser cette pensée avec toute sa volonté...mais encore une fois, dans un réflexe qu'il ne contrôlait pas, dans l'optique de lui-même l'ignorer, il empêchait cette crainte tabou de faire surface. Calme et serein devant Saika, la noirceur qui le rongeait demeurait toujours présente, atténuée, mais susurrant à son oreille le désespoir de sa cause...au profit de la tromperie et de l'hypocrisie humaine.

    Calme et serein de l'extérieur, Nikkou observait Saika avec un sourire en coin aimable et gêné, symbole de la reprise d'une nouvelle vie. Et pourtant, dans les tréfonds de son être, le combat éternel qu'il se livrait à lui-même. Étouffant le chaos qui y siégeait, il repoussait avec véhémence les cris sauvages du chaos qui l'habitait, afin de se convaincre lui-même de sa progression...Serait-il donc toujours un homme d'idéaux et de principes, corrompu par la noirceur qui le rongeait ?



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