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 Jeux d'enfants [privé]

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▪ Satori Tojou no Men'ba▪
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MessageSujet: Jeux d'enfants [privé]   Mer 22 Juin - 23:26

On dit toujours que l’on juge de la valeur d’un être, non pas par ses paroles aussi futiles puissent-elles être, mais par ses actions…mais en quoi des actes peuvent-ils être plus honorables, et moins vides de sens qu’un discours à la mord-moi-le-nœud ? Oh oui, évidemment, le discours peut être marqué par le sceau du mensonge et de l’hypocrisie pour appâter les naïfs cherchant désespérément une espèce de messie qui pourrait les libérer de leurs soucis en leur faisant des promesses qui ne seraient jamais tenues. Mais en quoi les actes valent ils mieux que tout cela ? Ils peuvent tout aussi bien être marqué du sceau de l’égoïsme et du mensonge, et dans un sens ce genre de méfait est bien plus facilement repérable pour peu qu’on veuille bien enlever les œillères que tous ont devant les yeux depuis leur naissance. Et oui, quoi qu’on puisse en dire dans ce monde personne n’est parfait et chacun a sa part de corruption, chacun porte une certaine noirceur dans l’âme…ce qui détermine qui vous êtes c’est si vous la cachez aux yeux du monde pour paraître meilleur que vous ne l’êtes en réalité, ou si vous assumez ce que vous êtes au grand jour pour être totalement en accord avec vous-même.

Pas si compliqué que ça, non ?

Contrairement au commun des mortels ayant une âme pure que la corruption de ce monde pourri viens entacher petit à petit, le jeune guerrier n’a jamais connu la douceur de la lumière depusi sa naissance, il était donc né avec une âme entière noire…trop noire pour être cachée…il n’avait d’autre choix que de s’assumer au grand jour pour devenir celui connu sous plusieurs pseudonymes tous plus charmants les uns que les autres…le démon aveugle étant le nom qu’il entendant le plus souvent. Triste ? Pourquoi voulez-vous qu’l le soit ? Contrairement à la majorité des shinobis qui se voilent la face, il savait exactement ce qu’il était et n’avait aucune raison de voir les choses différemment.
Oh oui, ces mains avaient tué tant et tant de personnes qu’elles ne pouvaient sentir autre chose que le sang, et aujourd’hui encore il retournait dans le pays de son plus grand massacre pour faire couler le sang une fois encore…pour ôter la vie d’un imbécile…encore et toujours. Lequel était-ce cette fois ? Simplement un imbécile, survivant du massacre de Kumo, qui l’avait défié en combat à mort sur le sol qu’il avait lui-même remplit des cadavres de ses anciens compatriotes…une revanche à prendre probablement. Encore une.

Chacune de ces vallées, chaque montagne lui étaient étrangement nostalgiques, plus qu’il ne l’aurait cru sans doute…et c’est peut être pour ça qu’il finit par réagir aussi tardivement lorsqu’une lame, sortie de nulle part, manqua de lui trancher la gorge à quelques centimètres…fort heureusement, une fois encore, ses réflexes prirent le pas sur sa conscience. Retrouvant ses esprits le jeune homme sentit donc devant lui deux être qui se trouvaient être assez jeunes, 16 ans à tout casser ; un garçon et une fille, trop plate, pour être attirante, tenant tous deux fermement le manche de leur sabre comme si c’était la dernière chose qui leur restait dans ce bas monde.

« Le nom de Kyomasa Hideki te dis quelque chose ? »


C’était trop gros pour être une simple coïncidence, le timing était trop parfait pour que ce soit un simple coup du sort, de plus ces deux bambins semblaient faire mine de savoir à qui ils avaient à faire. Et comme prévu cela semblait être un règlement de compte.

« …ça devrait ? »


Sanosuke se rappelait, pour peu qu’il l’ai su, du nom de chacune de ses victimes et ce nom était celui d’un épéiste de kumo de haut niveau qui lui avait donné un peu de fil à retordre lors de la boucherie de Kumo avant que sa tête ne soit accidentellement détachée du reste de son corps. Pourquoi cacher la vérité alors ? Pour découvre quel lien ces deux gamins avaient avec cette victime, et comme il allait pouvoir en abuser à outrance. Comme prévu cette remarque n’eu pour seul effet que d’énerver les deux gamins qui se jetèrent sur lui, la tête la première, sans aucune forme de coordination.

« C’était notre maître, espèce d’enfoiré ! Et tu vas payer pour ça !! »

Tellement pathétique…cette phrase il l’avait entendu tellement de fois qu’elle avait perdu toute trace de sens à ses oreilles. Payer quoi au juste ? N’avaient-ils pas encore compris, à leur âge, que c’était là le vrai visage de la guerre, le vrai visage de la paix pour laquelle ils se battaient si ardemment depuis si longtemps déjà ? Les morts entraînent forcément de la vengeance, de la rancœur, de la haine, de la tristesse…et du désespoir. Grâce à une petite impulsion de chakra dans ses pieds, le jeune homme arriva rapidement aux côtés du jeune crétin, lui dévia la lame sur la gauche d’un coup de main sur le plat de sa lame, avant de lui télescoper un direct du droit en plein dans sa mâchoire…cela eu évidemment pour effet de l’éjecter quelques mètres en arrière. Sans attendre il se retourne et balança un coup de pied retourné, à la demoiselle, assez puissant pour l’oublier à le bloquer avec sa lame, et encore assez puissant pour la repousser facilement en arrière. Se redressant fièrement, il lança le plus sèchement du monde :


Spoiler:
 

« Des faibles qui louent la justice… »

A quoi cela pouvait rimer tout cela ? A quoi cela pouvait-il servir d’en appeler à une justice divine si ces faibles n’étaient même pas capables d’appliquer la sanction ? Des paroles en l’air, une fois encore. Passant ses mains dans le dos, le jeune homme en sortit deux magnifiques épées kukuri, des lames bien rares dans cette partie du monde, sous les yeux étonnées de ces gamins qui semblaient n’en avoir jamais vu auparavant. Resserrant sa poigne sur ses deux manches, il lança froidement :

« Vous ne trouverez que la mort ici. »


Ils allaient bientôt apprendre que cette guerre n’avait rien d’un jeu, que tout cela n’était pas à prendre à la légère et que leurs paroles stupides allaient les précipiter jusqu’au lieu où reposait leur très cher maître…Sanosuke était sur le point de les y expédier bien plus tôt que prévu. Cela ne serait pas long.

[Dur dur de reprendre]
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants [privé]   Sam 25 Juin - 22:36


Deux univers totalement différents. Voilà ce qu’étaient Suna et Kumo. L’un dominé par l’aridité du désert, l’autre par la pesanteur des orages. L’Ouest et l’Est. Le Jour et la Nuit. Aux yeux de Saika, Kumo, ce n’était rien d’autre que le bout du monde. Ah si. C’était aussi un village anéanti, un amas de ruines. Sa splendeur passée n’était plus qu’un souvenir lointain. Face à un tel spectacle de désolation, la jeune femme peinait à s’imaginer des enfants riant dans ce feu village, des femmes faisant leurs courses, des hommes jouant au mahjong … Tout ce qu’elle voyait, c’était des maisons détruites, des bâtisses dévorées par des êtres sans cœur. L’odeur de la mort planait encore sur ces décombres, témoin d’un massacre dont Saika ne pouvait avoir conscience de l’ampleur. Après tout, elle n’avait pas été là. Personne n’avait été là. Caché derrière ses nuages, Kumo n’avait reçu aucune aide et s’était battu en solitaire. Il était trop tard pour faire quelque chose. Cela ne faisait qu’un an, et pourtant, Saika avait le sentiment de voir des vestiges datant d’années et bien plus encore. Elle priait pour que rien de tel n’advienne de nouveau, mais une telle envie s’apparentait presque à un rêve naïf et rien d’autre. Depuis que le carnage avait eu lieu, Saika n’avait pas eu l’occasion de venir. En fait, elle ne s’était jamais aventurée dans des contrées aussi éloignées, ou peut-être une fois, il y avait longtemps. Et là, elle se sentait mal à l’aise. Opprimée par l’atmosphère lourde, opprimée par cette vision terrible … Elle regretterait presque d’être venue. Dire qu’elle avait accepté cette pseudo-mission par simple caprice … Ou quelque chose dans le même genre.

Une simple idée avait été énoncée, et Saika avait sauté sur l’occasion. Se rendre à Kumo, enquêter. C’était ce qui arrivait toujours, quand on ne savait plus quoi faire … Lorsqu’on ne trouvait plus rien, lorsqu’on ne savait plus où chercher … On retournait sur nos pas. Et on cherchait à nouveau des choses que l’on aurait pu manquer. Se proposer pour une telle tâche, c’était avoir conscience du danger que cela pouvait signifier. Il ne s’agissait pas d’une simple petite balade dans le désert, d’une petite visite donnée au village caché de la Feuille. Cette fois-ci, il fallait partir, loin. Pendant plusieurs jours, semaines. Saika ne pouvait pas savoir combien de temps elle allait rester. Ce n’était pas le voyage le plus dangereux qui soit, mais il était long. Qui sait ce qu’elle croiserait … Mais elle s’était proposée, et Saika n’avait qu’une seule parole. D’autant plus que, pour une fois, elle n’avait qu’une seule et unique envie : fuir. Fuir ses sentiments. Fuir Nikkou. Elle était dans ces jours où ses sentiments de femme prenaient le dessus, où la sérieuse et mesurée kunoichi se faisait minuscule. Mais que faire … N’avait-elle pas le droit de faiblir, comme tout le monde.

Un jeu étrange s’était installé entre Nikkou et elle. Il la provoquait, elle répondait. Elle le provoquait, il répondait. C’était à celui qui avait le dernier mot, à celui qui pariait le plus gros. Lorsqu’elle le voyait avec toutes ses femmes, elle faisait bonne figure et se moquait de lui. Elle le charriait, comme à son habitude. Restait fidèle à sa place de meilleure amie. Pourtant, se doutait-il ne serait-ce qu’un instant qu’elle espérait être à la place de toutes ces cruches, et être bien plus encore à ses yeux ? Mais qu’importe sa beauté, qu’importe son caractère … Il ne la voyait pas. Il ne la verrait sans doute jamais. Accepter une mission à Kumo restait extrême, mais c’était le moyen le plus expéditif qu’elle avait trouvé pour ne pas avoir à porter ce masque constant de bonne humeur face à Nikkou. Saika était forte, mais oui, elle n’en restait pas moins une femme.

Cette raison, c’était la seule et unique qui l’avait mené à Kumo. Bien sûr, il y avait ces recherches qu’elle avait accepté de mener pour le bien de son village et du monde shinobi, mais serait-il égoïste de dire que pour une fois, elle laissait passer sa peine avant toute autre chose ?

Mais quelque chose vint couper le fil de ses pensées. Un bruit qui lui était parvenu aux oreilles, et qui n’avait rien à voir avec le cadre environnement. Saika n’en était pas fondamentalement certaine, mais cela ressemblait fort au tintement de lames qui s’entrechoquent. Bien qu’elle n’était pas si bruyante à la base, elle se fit bien plus discrète et partit dans la direction d’où semblait provenir ce son des plus inattendus. Et bien sûr, elle finit par tomber sur un spectacle qui lui était tristement familier.

Des enfants face à un adulte. Des petits face à un géant. La violence de la scène l’affligea. Pourquoi se battre ? Voilà ce qu’elle se demandait parfois. Elle-même se battait pour la paix, pour un monde qu’elle voulait sauver, pour son village qu’elle voulait préserver, pour ces gens qu’elle aimait tant. Se battre avec un tel but, cela pouvait presque être égoïste … Presque. Mais Saika n’était pas ça. Cependant, elle continuait de se poser un nombre incalculable de questions. Et cet attrait pour la non-violence – ironique, n’est- ce pas ? – fut ce qui la poussa, pour une fois, à ne pas intervenir. Ceci n’était pas son combat. Exceptionnellement, elle allait occuper la place de spectateur silencieux. Laisserait-elle quelqu’un périr ? Peut-être que oui, peut-être que non. Tout dépendait de ce que son cœur lui dictait. Et pour l’instant, celui-ci semblait être plongé dans une triste léthargie. Pourtant, une chose titilla son intérêt. Quelqu’un. Cet homme, seul, face à ces deux adolescents désespérés et irréfléchis. Ce bandeau qui cachait son regard l’intrigua. Un combattant aveugle ? Cela était bien rare … Sa façon de se battre aussi, attira l’attention de Saika. Il semblait considérer ses deux adversaires, tout en leur témoignant cette condescendance propre aux êtres de pouvoir … Ce qu’il dégageait, ou plutôt ce qu’il ne dégageait pas, permit à la jeune femme de comprendre l’ampleur de sa force … Mais ces deux adolescents ne semblaient pas aussi avisés qu’elle, ce qui était susceptible de leur coûter la vie. Ils ne l’avaient même pas remarquée alors qu’elle ne cherchait pas à se cacher. Elle n’intervenait pas, n’était pas exposée certes, mais ne se cachait. Saika restait juste en retrait. Néanmoins, elle était certaine que lui avait pu la sentir. En plus, il était aveugle. Ne disait-on pas que les gens dépourvus d’un sens savaient mieux tirer avantage des autres ? Et étrangement, même si elle n’était pas au cœur de son attention, Saika était contente que quelqu’un ne puisse pas la voir, réellement. Qu’est-ce que les autres pouvaient –ils bien voir chez elle de toute manière, si ce n’était sa forte et opulente poitrine ? Une excitation inexplicable s’était alors emparée d’elle, tandis que la possibilité de parler à quelqu’un qui l’écouterait pour autre chose que sa plastique. Peut-être voulait-elle voir si le sentiment était aussi différent qu’avec Nikkou … Saika n’en savait plus grand-chose. Elle ne voulait plus rien savoir.

Cependant, elle réfléchit un instant et se dit qu’elle n’avait rien à faire là. Qu’elle n’avait pas à parler à cet homme, qu’elle n’avait pas à intervenir dans ce combat, qu’elle n’avait pas à se créer d’ennemi inutile. On l’attendait. Elle avait des informations à récolter … Saika recula alors, toujours aussi silencieuse. Elle se dirigea vers le bord d’une falaise et sauta sans trop d’hésitation, disparaissant derrière les nuages, ne sachant vraiment où aller. Son seul compagnon était cette image légère et brouillée de l’homme au bandeau rouge.


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants [privé]   Dim 26 Juin - 1:49

Les êtres humains sont assez facilement nostalgiques et ressassent sans cesse la belle époque comme ils l’appellent généralement, surtout lorsque le temps commence à laisser ses marques sur leur corps ; dans ces moments-là l’être humain laisse facilement divaguer sa pensée et à se remémorer les souvenirs d’une époque heureuse désormais révolue. Les rares survivants du massacre de Kumo, quant à eux, avaient la nostalgie du bon temps où leur village était autre chose que des ruines…où le village respirait encore la joie de vivre, et respirait la vie tout court, tout simplement. C’était peut-être son côté rancunier et sadique, ou une vision des choses assez différente, mais le jeune guerrier trouvait ce lieu bien mieux comme cela que comme il l’avait connu au cours de sa formation des années durant. A ses yeux ce lieu n’avait toujours été qu’un repère de couards et d’enfants de putains qui avaient totalement mérité le sort qu’il avait fait abattre sur eux…pourquoi être nostalgique d’une époque où ces fils de chiennes déambulaient dans les rues librement et grouillaient tels des cafards attendant de se faire écraser ? Cette région était bien mieux sans ce village…ou du moins telle était la façon de voir les choses du jeune Sagara.
Avait-il peur du passé ? Voulait-il détruire tout ce qui se rapportait à l’époque où il n’était qu’un monstre de foire, un animal, un danger aux yeux d’autrui ? Oui il avait honte de lui-même. Cependant il n’avait pas honte de ce qu’il était, mais il avait bel et bien terriblement honte de ne pas s’être rebellé plus tôt, d’avoir attendu tellement longtemps avant de faire couler le premier sang sur le sol de Kumo no kuni. Et aujourd’hui une autre marque de sa honte, un autre vestige du passage c’était présenté à lui ; car oui, ces deux enfants se tenant devant lui, prêts à mourir, n’étaient rien de plus qu’une énième trace du passé qu’il allait réduire à néant une fois encore.
Ces deux enfants avaient eu un très bon épéiste comme maître un mentor, un homme avec un sens de l’honneur comme on en trouve rarement à notre époque, et doté de réflexes hors du commun des épéistes. Loin de toutes ces considérations humaines d’honneur et tout le tintoin, une certaine colère grondait au plus profond du jeune homme lorsqu’il voyait à quel point la colère de ces deux enfants pouvait les amener à bafouer les plus simples enseignements de leur maître et à ridiculiser le style de combat au sabre qui faisait autrefois la fierté de Kumo…comment avait-on pu laisser un style si prestigieux dépérir à ce point ? Quel gâchis.

La colère et la haine créaient énormément d’ouvertures dans la garde de ces deux crétins qui ne le réalisaient sans doute même pas d’ailleurs, qu’avaient-ils retenu des enseignements de la voie du sabre ? Qu’avaient-ils retenu sur l’importance de contrôler leurs émotions au lieu d’être contrôlé par elles ? Sanosuke devait-il donc leur ôter la vie pour qu’ils s’en souviennent dans l’autre monde ?

En un instant le combat repris son court et se transforma en une danse de métal et d’étincelles qui illuminaient ces ruines qui n’avaient pas vu de telle lumière depuis bien trop longtemps déjà. Magnifique, tout simplement magnifique ; si on enlève le poids de trois vies en jeu, cette danse macabre était réellement sublime…ces 4 lames ne cessaient de se rencontrer, de s’entrechoquer et de danser au milieu de cette pluie d’étincelles. Mais malgré l’intensité du combat qui obligeait ces deux gamins désordonnés à ne pas relâcher leur attention ne serait-ce qu’un instant, leur adversaire s’emmerdait clairement, il aurait très bien pu se battre à une seule lame sans que cela ne change réellement l’issue de ce combat qui était déjà jouée d’avance…pourquoi luttaient-ils toujours dans ce cas ? Etait-ce le désespoir ou la rage ? Les deux sans doute…mais un faible, aussi furieux puisse-t-il être, restera toujours faible.

« Assez »


En un instant le jeune homme se fit plus rapide que jamais et désarma le jeune homme avait de lui trancher le flanc droit, et quelques côtes par la même occasion sans doute. Prise d’une rage folle à la vue de son camarade gravement blessé, la planche à pain saisi son arme à deux mains et attaqua de front, sans préparation. Malheureusement pour elle, son épaule droite ne tarda pas à dire violemment bonjour avec le tranchant de la lame de son aveugle d’adversaire…et ce n’était là qu’une partie de la vitesse réelle du démon aveugle.
Se détournant de ses deux adversaires désormais à genoux, tentant d’arrêter le sang de couler, le jeune monstre rangea ses deux étranges armes et lança sur un ton glacial :

« Haïssez-moi encore plus pour vous avoir humilié de la sorte aujourd’hui. Renforcez votre rage et votre détermination jusqu’à ce que vous ne soyez pas guidés et aveuglés par vos émotions.


Commençant à marcher tranquillement, le jeune guerrier ponctua cette rencontre par une ultime tirade :

« Ne réapparaissez devant moi que lorsque vous pourrez m’offrir un vrai challenge…et lorsque vous aurez grandi. »


Pourquoi ne pas les tuer comme n’importe quelle autre victime ? Deux cadavres de plus à son actif n’allait sans doute pas l’empêcher de dormir, mais quelque chose l’avait poussé à leur donner une seconde et ultime chance. Quelle chance ? Le pouvoir et le potentiel que donne la rage et la vengeance quand elles sont bien canalisées, tout simplement, car ces gamins pourraient faire de bon adversaires plus tard, et ces blessures étaient là pour leur rappeler leurs erreurs. Ce n’était finalement rien de plus qu’un investissement sur le moyen ou long terme.

Et en quelques secondes il disparut dans les décombres de Kumo.

Quelques poignées de minutes plus tard il arriva finalement aux seules sources chaudes à des kilomètres à la ronde, un lieu de détente où les couples avaient l’habitude de s’y retrouver pour goûter aux plaisirs de la chaire bien entendu…mais désormais seule une légère brise visitait ces sources en de rares occasions. Pourquoi s’arrêter ici subitement ? Parce que cela faisait des années qu’il n’avait pas pris le temps de s’arrêter, se reposer et se détendre, et ce lieu semblant propice à la relaxation : pourquoi s’en priver ? Passant une main sur son épaule droite endolorie et semblant bien plus lourde qu’à l’accoutumé, le jeune homme n’hésita pas une seule seconde à enlever tous les vêtements superflus pour ne plus être vêtu que de son plus simple appareil. Retirant même son bandeau qu’il posa derrière lui, le jeuen homme toujours nu ne tarda pas à s’assoir par terre et à tremper tout d’abord ses jambes dans l’eau chaude à souhait. Tendant ses deux bras derrières lui, pour prendre appui, le jeune homme abaissa sa tête quelque peu en arrière comme pour prendre une pose et profiter d’une chaleur bien trop rare.


Enfin un peu de repos du guerrier, un repos bien mérité. Enfin la paix, ne serait-ce que pour quelques minutes.
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